Robe d'inscription militaire
Saint-Pétersbourg, Russie, vers 1815
Soie, tulle, doublure de soie blanche, frange, galon ; cousue à la main
L. 143,0
musée-réserve national Pavlovsk
Inv. жу-2765-II |
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Robe de soie framboise foncé, façonnée en points brillants sur un fond mat, avec un haut col montant, une taille montée, aux manchettes lisérées de ruban de satin, à ganse et boutons en fuseau, pareils à ceux de l'uniforme des hussards.
La ceinture de soie framboise est bordée d'un ruban étroit de satin ; la boucle est garnie de ruché de soie.
En 1792 fut formé le régiment de hussards de Son Altesse impériale le prince-héritier et grand-duc Pavel Petrovitch (le futur empereur Paul Ier). Il s'occupait lui-même de l'exercice des soldats et passait en revue son régiment en présence des membres de la famille grand-ducale, y compris son épouse, Maria Fiodorovna (17591828). Après l'avènement de Paul, le régiment reçut le nom de régiment de hussards de la garde impériale de Sa Majesté. à cette époque, la nouvelle grande tenue des hussards fut définie, avec des dolmans framboise aux brandebourgs sur la poitrine. Après le décès de Paul Ier, les hussards étaient régulièrement envoyés «monter la garde intérieure» aux palais de Saint-Pétersbourg, quand l'impératrice veuve Maria Fiodorovna y demeurait.
On sait qu'elle versait chaque année des sommes considérables à la caisse régimentaire, visitait leur quartier. Ainsi, la couleur framboise et la coupe de la robe aux brandebourgs n'étaient pas choisies au hasard : elles la rendaient semblable à la grande tenue des hussards. Cette robe est mentionnée dans l'un des documents des archives comme «robe framboise que Sa Majesté voulut bien porter au défilé des troupes polonaises, à Varsovie. Avec des gants et des bottes assortis». N. V. |