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Pendule de cheminée à l'orgue mécanique («Araktchéevskiïé»)
Par P.-V. Ledur, G.-G.-M. Guvé (architecte), Lamy et A. E. Yegorov (peintres), G. A. Kouriguer
(sculpteur), Davrenville (mécanicien), Guémon (horloger) Paris, France ; Saint-Pétersbourg, Russie, 18261828
Bronze ; fonte, repoussage, dorure, patinage ; bois, acier
111,0×77,0×39,0
Saint-Pétersbourg,
musée de lErmitage
Inv. щпл-7532 |
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Cette pendule est le symbole des efforts de création de plusieurs artistes français et russes. Ils furent tous engagés par Alexij Andréevich Araktchéev (17691834), bras droit et ami d'Alexandre Ier, qui conçut lui-même l'idée et le projet sophistiqué de cette pendule unique, au carillon automatique. Poussé par un attachement sincère à l'empereur, Araktchéev voulut créer ainsi une sorte de monument à sa mémoire. La pendule représente un mausolée couronné du buste d'Alexandre Ier. Dans la figure du guerrier en manteau, on devine l'image d'Araktchéev lui-même. Les attributs et les accessoires militaires visibles à gauche furent réalisés d'après les dessins de Lamy, qu'Araktchéev envoya à Moscou pour qu'il réalisât des croquis des armes russes pendant le sacre de Nicolas Ier. Sur le fronton, on trouve les symboles de la précarité : un sablier ailé, une couronne de cèdre et une faux. Les signes zodiacaux, aux quatre coins du cadran, symbolisent les quatre événements principaux de la vie d'Alexandre Ier : naissance, le 12 décembre 1777 ; avènement, le 11 mars 1801 ; noces, le 27 septembre 1793 ; et décès, le 19 novembre 1825. L'académicien de peinture historique A. E. Yegorov créa la composition sculpturale pour le bas-relief du piédestal, qui représente, sous forme d'allégorie, le rattachement à la Russie de la Finlande et du royaume de Pologne. Le carillon ne sonnait qu'une fois par jour à l'heure du décès d'Alexandre à 10 heures 50 minutes. à ce moment, les portières du sarcophage s'ouvraient avec, à l'intérieur, un portrait d'Alexandre Ier en relief. Et, au dernier coup, l'orgue mécanique jouait la mélodie de la prière Mémoire éternelle. Cette œuvre extraordinaire coûta 25 000 francs à Araktchéev. Elle ornait le salon de sa propriété à Grouzino, aux environs de Novgorod. I. S. |
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